Bonjour à tous.

Comme il nous l'a été demandé, voici un petit point sur l'année en cours. 

La saison automne hiver 2013/2014 a été plutôt bonne avec de beaux rendements, je ne reviens pas dessus. 

Au printemps 2014 les nuits fraîches ont duré bien après les saints de glace, ce qui a énormément retardé la saison (comme l'année d'avant, qui avait vu tomber bien trop de pluie), et limité la production des primeurs plein champ, notamment les fèves. Le développement racinaire ne se faisant pas ou mal, les plants ne reprennent pas, végètent. Les nuits fraîches permettent l'attaque d'un champignon très rare le black rot qui fait des dégâts considérables sur les tomates et la vigne. Le plein champ a donc pris beaucoup de retard.

En Été 2014, les épisodes climatiques sont de plus en plus violents, une alternance de chaleur étouffante et d'orages violents, accompagnés de fortes pluies voir de grêle. L'alternance pluie soleil crée un terrain propice au développement très rapide de l'enherbement et des maladies comme le mildiou et l'oïdium. Pour donner un exemple, le dernier épisode nous a coûté une bâche de serre éclatée par les rafales de vents, de la grêle avec des impacts multiples sur tomates courgette et aubergine, des branches cassées et tous les liens de tomates à refaire. La croissance et la maturité sont difficiles, toujours à cause des variations de températures. Les premières tomates sont acides, malgré leur maturité.

Les melons n'ont pas résisté pas à ces épisodes et leur feuillage a succombé à la maladie avant que les fruits n'arrivent à maturité. Toute la récolte est perdue.

Les pastèques ont été beaucoup touchées elles aussi, mais nous avons quand même pu en sortir, à volume très réduit (environ 20%), ce qui explique les petites quantités présentes dans les paniers.

Les poivrons ne se sont jamais remis du retard sur croissance (nuits trop fraîches) et n'ont pu profiter d'une chaleur stable par la suite, ils ne se sont pas développés suffisamment pour engendrer des fruits formés en quantité.

Les tomates ont tardivement fini par donner, en moindre quantité que prévu toujours pour les mêmes raisons, mais les vieilles variétés ne se sont jamais remises des mois précédents.

Les aubergines ont donné de beaux fruits, les courgettes également.

Les salades ont du mal à se conserver une fois cueillies, du à l'irrégularité des températures et de l'hygrométrie. Ce phénomène devrait se stabiliser dans les prochaines semaines, notamment car nous passons sur une autre variété et car le climat semble être revenu aux normales saisonnières.

Les pommes de terres ont donné de belles racines, saines, qui vont apparemment bien se conserver.

Actuellement, les semis en pépinières se portent bien, les plantations/semis plein champ sont bien avancées, et nous commençons à sortir nos premières courges, betteraves. Les radis, navets, bettes, arroches... arrivent, les topinambours fleurissent (bien que tardivement), bref la saison automne/hiver s'annonce bien !

Notre objectif 2015 est de développer la culture sous serre très fortement, pour assurer, malgré les difficultés climatiques croissantes chaque année, une production régulière et maîtrisée des produits phares, même si nous garderont une partie plein champ, notamment pour les vieilles variétés.

Financièrement, nous avons fait fasse à bien des difficultés, et une chose que nous n'avions pas prévue s'est greffée à cela : le montant des paiements mensuels de l'AMAP est extrêmement irrégulier car certaines personnes paient au mois, d'autres au trimestre, d'autres au semestre, d'autres à l'année. Le montant final à beau être le même, nos charges mensuelles ne sont pas régulières, surtout en cas de problèmes techniques récurrents comme cette année, aussi quand nous devons faire des investissements et que l'on tombe sur un mois où le montant des chèques est faible, nous passons dans le rouge (car nous sommes une petite structure et nous n'avons pas de marge de manœuvre financière).

Aussi pour les nouveaux contrats, nous sommes obligés de vous demander de faire un chèque de même montant par mois pour que nous recevions des paiements réguliers, il en va de notre survie financière.

Nous savons que ce n'est pas pratique de "vider" un chéquier pour l'AMAP, mais pensez que ce n'est qu'une fois par an, et encore une fois, nous sommes obligés de vous demander cet effort.

Nous espéreront que les difficultés que nous avons rencontré ne porteront pas préjudice à votre engagement dans notre AMAP, comme le disait mon grand-père, "le portefeuille couche dehors dans ce métier", mais soyez assurés que nous faisons de notre mieux pour créer des produits de qualité, et que chaque année nous développons nos moyens techniques pour suivre cette voie. 

A bientôt !

Cordialement,

Nicolas CHASTEL    -      BIOPOT'